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LES ULTRAS

DE LA CANCEL CULTURE

J.K. Rowling, l’autrice de la saga Harry Potter, connue pour ses dons aux ONG luttant contre la violence domestique, est depuis plusieurs mois la cible d’attaques et de menaces de collectifs d’activistes trans qui l’accusent de transphobie.

Ils lui reprochent d’avoir soutenu la militante lesbienne Magdalen Berns qui refusait d’être traitée de bigote parce qu’elle ne désirait pas les femmes trans greffées d’un pénis. L’affaire s’est envenimée le 6 juin 2020 quand l’écrivaine s’est moquée dans un tweet de la formule d’un article du site Devex.com évoquant “les personnes qui ont leurs règles”. Rowling, semblant oublier le mot “femme”, “woman”, ironise: “Je suis sûre qu’il y a un mot pour ces personnes. Aidez moi. Wumben? Wimpud? Woomud.” Elle s’attirait aussitôt les foudres des activistes qui lui rappelaient que des hommes trans peuvent avoir leurs règles ainsi que les personnes sans genre affirmé dites “non-binaires”. J.K. Rowling répondait sur le fond sur son blog, rappelant que la sexuation biologique existe et qu’une femme porte des enfants, pas un trans: “Si le sexe n’est pas une réalité, alors il n’y a pas d’attirance pour les personnes de même sexe. Je connais et j’aime des personnes trans, mais effacer le concept de sexe retire à beaucoup la capacité de discuter vraiment de leurs expériences (…). J’ai lu tous les arguments qui détachent la féminité du corps féminin, j’ai écouté toutes les affirmations selon lesquelles les femmes biologiques n’ont rien en commun et je les trouve profondément misogynes et rétrogrades.” On peut certes discuter ce point de vue – les femmes transgenres se considèrent comme des femmes –, mais fallait-il mener une campagne de dénonciation la traitant de “femininazi”, la menaçant physiquement et appelant à boycotter ses livres?

J.K. Rowling, l’autrice de la saga Harry Potter, connue pour ses dons aux ONG luttant contre la violence domestique, est depuis plusieurs mois la cible d’attaques et de menaces de collectifs d’activistes trans qui l’accusent de transphobie.

Ils lui reprochent d’avoir soutenu la militante lesbienne Magdalen Berns qui refusait d’être traitée de bigote parce qu’elle ne désirait pas les femmes trans greffées d’un pénis. L’affaire s’est envenimée le 6 juin 2020 quand l’écrivaine s’est moquée dans un tweet de la formule d’un article du site Devex.com évoquant “les personnes qui ont leurs règles”. Rowling, semblant oublier le mot “femme”, “woman”, ironise: “Je suis sûre qu’il y a un mot pour ces personnes. Aidez moi. Wumben? Wimpud? Woomud.” Elle s’attirait aussitôt les foudres des activistes qui lui rappelaient que des hommes trans peuvent avoir leurs règles ainsi que les personnes sans genre affirmé dites “non-binaires”. J.K. Rowling répondait sur le fond sur son blog, rappelant que la sexuation biologique existe et qu’une femme porte des enfants, pas un trans: “Si le sexe n’est pas une réalité, alors il n’y a pas d’attirance pour les personnes de même sexe. Je connais et j’aime des personnes trans, mais effacer le concept de sexe retire à beaucoup la capacité de discuter vraiment de leurs expériences (…). J’ai lu tous les arguments qui détachent la féminité du corps féminin, j’ai écouté toutes les affirmations selon lesquelles les femmes biologiques n’ont rien en commun et je les trouve profondément misogynes et rétrogrades.” On peut certes discuter ce point de vue – les femmes transgenres se considèrent comme des femmes –, mais fallait-il mener une campagne de dénonciation la traitant de “femininazi”, la menaçant physiquement et appelant à boycotter ses livres?

Le mardi 7 juillet 2020, le site du vénérable magazine d'idées Harper's Magazine publie une “Lettre sur la justice et un débat ouvert”, signée par plus de 150 personnalités internationales issues du monde des arts, de la littérature et de l'université, parmi lesquelles Martin Amis, Margaret Atwood, Noam Chomsky, Wynton Marsalis, Salman Rushdie, appellant à une prise de conscience face aux menaces que font peser les attaques ad nominem et les dénonciations haineuses sur les réseaux sociaux envers des artistes et des intellectuels prenant des positions nuancées ou critiques sur diverses prolématiques concernant le mouvement LGBT, l’identité sexuelle et l’anti-racisme. Elles s’étonnent qu’elles soient le fait d’une minorité agissante se disant progressiste, mais se laissant emporter à des obsessions identitaires et une intolérance viscérale au débat d’idées contradictoire. Ce texte regrette ques ces méthodes d’intimidation et ces menaces, d’habitude le fait des groupes masculinistes ou ouvertement racistes ou homophobes, soir repris par des intellectuels se disant des militants sociaux de gauche ou d’extrême gauche.

 

Lettre sur la justice et un débat ouvert

“Nos institutions culturelles sont aujourd’hui à l’épreuve. Les puissantes manifestations en faveur de la justice raciale et sociale revendiquent une réforme de la police trop longtemps différée et font plus largement entendre des appels pour davantage d’égalité et d’inclusion dans notre société, notamment dans l’enseignement supérieur, le journalisme, la philanthropie et les arts.

Mais cette nécessaire prise en compte a aussi renforcé tout un ensemble de postures morales et d’engagements politiques qui risquent d’affaiblir les règles du débat public et l’acceptation des différences au profit d’un conformisme idéologique. Autant nous avons salué la première phase de ce mouvement, autant nous voulons nous élever contre la seconde.

Les forces illibérales gagnent du terrain partout dans le monde et trouvent un puissant allié en Donald Trump, qui représente une réelle menace contre la démocratie. Notre résistance ne devrait pas conduire au dogmatisme ou à la coercition. L’inclusion démocratique que nous appelons de nos vœux ne peut advenir que si nous refusons le climat d’intolérance général qui s’est installé de part et d’autre.

 

L’échange libre des informations et des idées, qui est le moteur même des sociétés libérales, devient chaque jour plus limité. La censure, que l’on s’attendait plutôt à voir surgir du côté de la droite radicale, se répand largement aussi dans notre culture: intolérance à l’égard des opinions divergentes, goût pour l’humiliation publique et l’ostracisme, tendance à dissoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante. Nous défendons le principe d’un contre-discours solide et même caustique de toutes parts.

Or, les appels à sanctionner rapidement et sévèrement tout ce qui est perçu comme une transgression langagière et idéologique sont devenus monnaie courante. Plus inquiétant encore, des dirigeants institutionnels, ne sachant plus où donner de la tête pour limiter les dégâts, optent pour des sanctions hâtives et disproportionnées plutôt que pour des réformes réfléchies.

On renvoie des rédacteurs en chef pour avoir publié des articles controversés; on retire des livres sous le prétexte d’un manque d’authenticité; on empêche des journalistes d’écrire sur certains sujets; on enquête sur des professeurs à cause des œuvres littéraires qu’ils citent en classe; un chercheur est renvoyé pour avoir fait circuler un article scientifique dûment examiné par des pairs; et on limoge des dirigeants d’organisation pour des erreurs qui ne sont parfois que des maladresses.

 

Quelles que soient les raisons invoquées, la conséquence en est qu’il est de plus en plus difficile de prendre la parole sans craindre des représailles. Nous en faisons déjà les frais, à en juger par l’aversion au risque qui se développe parmi les écrivains, les artistes et les journalistes, inhibés par la peur de perdre leur gagne-pain s’ils s’écartent du consensus ou même s’ils ne font pas preuve du zèle attendu pour se conformer.

Cette atmosphère étouffante va finir par nuire aux causes les plus vitales de notre époque. Restreindre le débat, que ce soit le fait d’un gouvernement répressif ou d’une société intolérante, nuit immanquablement à ceux qui ne détiennent pas le pouvoir et nous rend tous moins aptes à participer à la vie démocratique.

Pour vaincre de mauvaises idées, il faut les exposer, argumenter et convaincre, et non pas essayer de les taire ou espérer qu’elles disparaissent.

Nous rejetons les faux choix qu’on nous présente entre la justice et la liberté: l’une n’existe pas sans l’autre. En tant qu’écrivains, notre métier repose sur la marge que la société nous accorde pour l’expérimentation, la prise de risque et même l’erreur. Nous avons besoin de préserver la possibilité d’un désaccord de bonne foi sans conséquences professionnelles désastreuses. Si nous ne défendons pas ce qui est la condition même de notre travail, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le public ou l’Etat le fasse pour nous.” ■

Le mardi 7 juillet 2020, le site du vénérable magazine d'idées Harper's Magazine publie une “Lettre sur la justice et un débat ouvert”, signée par plus de 150 personnalités internationales issues du monde des arts, de la littérature et de l'université, parmi lesquelles Martin Amis, Margaret Atwood, Noam Chomsky, Wynton Marsalis, Salman Rushdie, appellant à une prise de conscience face aux menaces que font peser les attaques ad nominem et les dénonciations haineuses sur les réseaux sociaux envers des artistes et des intellectuels prenant des positions nuancées ou critiques sur diverses prolématiques concernant le mouvement LGBT, l’identité sexuelle et l’anti-racisme. Elles s’étonnent qu’elles soient le fait d’une minorité agissante se disant progressiste, mais se laissant emporter à des obsessions identitaires et une intolérance viscérale au débat d’idées contradictoire. Ce texte regrette ques ces méthodes d’intimidation et ces menaces, d’habitude le fait des groupes masculinistes ou ouvertement racistes ou homophobes, soir repris par des intellectuels se disant des militants sociaux de gauche ou d’extrême gauche.

Lettre sur la justice et un débat ouvert

“Nos institutions culturelles sont aujourd’hui à l’épreuve. Les puissantes manifestations en faveur de la justice raciale et sociale revendiquent une réforme de la police trop longtemps différée et font plus largement entendre des appels pour davantage d’égalité et d’inclusion dans notre société, notamment dans l’enseignement supérieur, le journalisme, la philanthropie et les arts.

Mais cette nécessaire prise en compte a aussi renforcé tout un ensemble de postures morales et d’engagements politiques qui risquent d’affaiblir les règles du débat public et l’acceptation des différences au profit d’un conformisme idéologique. Autant nous avons salué la première phase de ce mouvement, autant nous voulons nous élever contre la seconde.

Les forces illibérales gagnent du terrain partout dans le monde et trouvent un puissant allié en Donald Trump, qui représente une réelle menace contre la démocratie. Notre résistance ne devrait pas conduire au dogmatisme ou à la coercition. L’inclusion démocratique que nous appelons de nos vœux ne peut advenir que si nous refusons le climat d’intolérance général qui s’est installé de part et d’autre.

 

L’échange libre des informations et des idées, qui est le moteur même des sociétés libérales, devient chaque jour plus limité. La censure, que l’on s’attendait plutôt à voir surgir du côté de la droite radicale, se répand largement aussi dans notre culture: intolérance à l’égard des opinions divergentes, goût pour l’humiliation publique et l’ostracisme, tendance à dissoudre des questions politiques complexes dans une certitude morale aveuglante. Nous défendons le principe d’un contre-discours solide et même caustique de toutes parts.

Or, les appels à sanctionner rapidement et sévèrement tout ce qui est perçu comme une transgression langagière et idéologique sont devenus monnaie courante. Plus inquiétant encore, des dirigeants institutionnels, ne sachant plus où donner de la tête pour limiter les dégâts, optent pour des sanctions hâtives et disproportionnées plutôt que pour des réformes réfléchies.

On renvoie des rédacteurs en chef pour avoir publié des articles controversés; on retire des livres sous le prétexte d’un manque d’authenticité; on empêche des journalistes d’écrire sur certains sujets; on enquête sur des professeurs à cause des œuvres littéraires qu’ils citent en classe; un chercheur est renvoyé pour avoir fait circuler un article scientifique dûment examiné par des pairs; et on limoge des dirigeants d’organisation pour des erreurs qui ne sont parfois que des maladresses.

 

Quelles que soient les raisons invoquées, la conséquence en est qu’il est de plus en plus difficile de prendre la parole sans craindre des représailles. Nous en faisons déjà les frais, à en juger par l’aversion au risque qui se développe parmi les écrivains, les artistes et les journalistes, inhibés par la peur de perdre leur gagne-pain s’ils s’écartent du consensus ou même s’ils ne font pas preuve du zèle attendu pour se conformer.

Cette atmosphère étouffante va finir par nuire aux causes les plus vitales de notre époque. Restreindre le débat, que ce soit le fait d’un gouvernement répressif ou d’une société intolérante, nuit immanquablement à ceux qui ne détiennent pas le pouvoir et nous rend tous moins aptes à participer à la vie démocratique.

Pour vaincre de mauvaises idées, il faut les exposer, argumenter et convaincre, et non pas essayer de les taire ou espérer qu’elles disparaissent.

Nous rejetons les faux choix qu’on nous présente entre la justice et la liberté: l’une n’existe pas sans l’autre. En tant qu’écrivains, notre métier repose sur la marge que la société nous accorde pour l’expérimentation, la prise de risque et même l’erreur. Nous avons besoin de préserver la possibilité d’un désaccord de bonne foi sans conséquences professionnelles désastreuses. Si nous ne défendons pas ce qui est la condition même de notre travail, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que le public ou l’Etat le fasse pour nous.” ■

 

Premiers signataires:

Martin Amis, écrivain britannique; Anne Applebaum, historienne américaine; Marie Arana, essayiste et éditrice américaine; Margaret Atwood, romancière canadienne; John Banville, romancier irlandais; Jennifer Finney Boylan, auteure, professeure à l’université Columbia (New York); David Brooks, chroniqueur américain; Ian Buruma, journaliste et essayiste néerlandais; Noam Chomsky, professeur émérite de linguistique, Massachusetts Institute of Technology; Roger Cohen, chroniqueur américain; Kamel Daoud, écrivain algérien; Gerald Early, professeur de lettres modernes, d’anglais, d’études africaines et d’études afro-américaines, université Washington de Saint-Louis (Missouri); Jeffrey Eugenides, romancier américain; Richard T. Ford, professeur de droit à l’université de Stanford (Californie) et spécialiste des discriminations; Francis Fukuyama, politiste américain; David Greenberg, professeur d’histoire, université Rutgers (New Jersey); Bill T. Jones, danseur et chorégraphe américain; Joy Ladin, poète américaine; Mark Lilla, essayiste et professeur de sciences humaines à l’université de Columbia (New York); Greil Marcus, essayiste et critique musical américain; Wynton Marsalis, musicien américain; Mark Oppenheimer, essayiste américain; George Packer, journaliste et essayiste américain; Nell Irvin Painter, historienne, spécialiste de l’histoire du sud des Etats-Unis et des Afro-Américains au XIXe siècle; Steven Pinker, professeur de psychologie cognitive, université Harvard (Massachusetts); J.K. Rowling, romancière britannique; Salman Rushdie, écrivain britannique; Gloria Steinem, essayiste et militante féministe américaine; Michael Walzer, professeur émérite de science sociale à Princeton (New Jersey); Thomas Chatterton Williams, essayiste et journaliste américain; Robert F. Worth, journaliste américain; Fareed Zakaria, journaliste américain, spécialiste des relations internationales. 

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Dora Moutot

Dora Moutot

Dora Moutot est une journaliste briseuse de tabous. Elle s’est fait connaître en 2018 en créant le compte Instagram T’as Joui? appelant les femmes à témoigner de leur plaisir, de sa force ou de son absence, de leur clitoris et de la nullité (ou pas) des mecs au lit. En quelques mois, elle a attiré plus de 100.000 followers et reçu des centaines de témoignages passionnants, méchants ou drôles – d’hommes aussi. Elle s’est faite aussitôt férocement attaquer et cyber-harceler. D’abord par l’extrême-droite: le magazine Causeur l’a traité de “survoltée du clito”, de “ Mère Moutot” et de “militante de cauchemar”. Puis, elle a été accusée de transphobie pour avoir écrit “On naît femelle, on ne peut pas le devenir”, estimant qu’un corps trans n’est pas celui d’une femme. Des lesbiennes et des hommes gays lui ont reproché d’ignorer leur sexualité alors que T’as Joui? est consacré à l’hétérosexualité. Enfin, elle a été bombardée d’insultes et traitée d’islamophobe pour un tweet moqueur posté pendant le confinement: “Vu que plein de gens et de femmes vont encore porter le masque longtemps, est-ce que les mecs de l’état islamique sont hyper contents? Elles sont “voilées” de force ces salopes  Covid ami de dieu!”. Résultat de ce harcèlement en meute, elle a dû suspendre T’as joui?

Diw petits nègres

Dix petits nègres

Le best-seller de la romancière anglaise Agatha Christie “Dix petits nègres”, “Ten Little Niggers”, s’appellera “Ils étaient dix” dans sa version française.  La décision de changer le nom d’un des titres les plus célèbres de l’auteure a été prise par son arrière petit-fils, James Prichard. Le mot “nègre”, cité 74 fois dans la version originale, a été remplacé par “soldat”. Evolution de la traduction, plus adaptée à une époque antiraciste, ou négationnisme?  Faut-il revisiter toute l’histoire de la littérature et de l’art en supprimant le mot “nègre”? Que faire alors des textes anticolonialistes d’Aimé Césaire et Léopold Senghor sur la “négritude”, qu’ils revendiquent? Comment nommer l’“Anthologie nègre” de Blaise Cendrars? Ne faut-il pas plutôt rappeler dans les rééditions, le contexte de l’apparition du terme, comme le préconisait Césaire pour éviter les divisions inutiles et les suppressions arbitraires?

Mignonnes canceled

Cancel Netflix

Début septembre 2020, des milliers d’internautes ont appelé via les réseaux sociaux à boycotter Netflix après que la plateforme a mis en ligne le film français Mignonnes (Cuties), de la réalisatrice franco-sénégalaise Maïmouna Doucouré. Sur Twitter le hashtag #CancelNetflix a mobilisé plus de 100.000 tweets en quelques jours. L’initiative est venue de la droite républicaine suite à l’image de promotion mise en avant par Netflix montrant quatre jeunes filles en tenue de danse. “La pornographie juvénile est illégale en Amérique”, a tweeté DeAnna Lorraine, candidate républicaine en Californie. Le film est pourtant sorti cet été en France sans soulever de polémiques et a reçu un prix de réalisation au festival américain de Sundance. Il évoque l’histoire d’Amy, parisienne de 11 ans, éduquée dans une famille sénégalaise musulmane traditionnelle qui entraîne ses amies dans une chorégraphie de plus en plus provocante, à l’image des clips de la pop d’aujourd’hui. La réalisatrice Maïmouna Doucouré a expliqué à CineEuropa qu’elle avait décidé de traiter le sujet après avoir vu des jeunes filles de 11 ans dansant de manière sensuelle sur les réseaux sociaux “qui étaient suivies par 400.000 personnes. J’ai essayé de comprendre pourquoi”. Comprendre ou canceler est en effet l’enjeu, alors que dans les lycées français se développe le mouvement “crop top”, “tee-shirt coupé”, et que des milliers de lycéennes exigent de vouloir s’habiller comme elles l’entendent, affirmant que la sexualisation vient de ceux qui les regardent et qui les jugent et non d’elles.

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